Cette année encore, la maison individuelle demeure l’habitat préféré des Français. C’est ce que révèle le dernier baromètre FFC-IFOP, une étude menée sur 1 000 répondants en février 2025*.
80 % des Français disent la préférer à l’appartement.
Une tendance lourde qui s’est accentuée encore davantage depuis la crise COVID.
Mais à l’heure où l’urgence climatique nous pousse à repenser nos modes de vie, l’habitat tel qu’on l’envisageait jusqu’à présent, pose question.
Construction polluante, saturation du foncier, artificialisation des sols, difficile a priori d’associer la maison individuelle à la transition écologique, et pourtant !
Loin d’être un luxe dépassé, elle incarne bien aujourd’hui un habitat d’avenir, résilient – en particulier en Corse, où la relation à la nature et la préservation des ressources est au cœur de nos préoccupations.
Construire les maisons du futur
Pour garantir des constructions plus compatibles avec les enjeux environnementaux, les constructeurs sont soumis à des normes comme celles imposées par la RE2020, la nouvelle réglementation énergétique et environnementale de l’ensemble de la construction neuve.
En remplacement de la RT2012, celle-ci poursuit 3 objectifs :
- un objectif de sobriété énergétique et une décarbonation de l’énergie
- une diminution de l’impact carbone
- et une garantie de confort en cas de forte chaleur
C’est la première réglementation française – et une des premières mondiales – à introduire la performance environnementale dans la construction neuve via l’analyse en cycle de vie.
Construire une maison individuelle aujourd’hui permet donc d’intégrer les dernières règlementations environnementales en vigueur.
Autre avantage : le choix de matériaux biosourcés
Bois issu de forêts éco-gérées, isolants naturels (laine de bois, ouate de cellulose), enduits à la chaux, béton bas carbone… Aujourd’hui, les constructeurs responsables peuvent proposer des maisons à faible empreinte carbone dès leur construction.
Mais c’est sans doute sur la consommation énergétique que la maison individuelle montre les meilleurs résultats vis-à-vis du collectif. Grâce au solaire, à la géothermie ou à des systèmes hybrides, on est en capacité, sur du neuf, d’atteindre des performances énergétiques optimales.
Pour Thierry Martin – Président du Groupe Impact Développement – c’est une évidence :
« À l’horizon 2030, que ce soit en rénovation ou en construction, je pense qu’on va aller systématiquement sur de l’auto-consommation : permettre de produire de l’énergie sur site et de s’en servir aussi bien sur les véhicules que par des batteries. »
En Corse, où l’ensoleillement est important, les maisons individuelles durables peuvent permettre de viser l’autonomie énergétique, un vrai atout écologique et économique.
Plus « intelligentes », les constructions neuves bénéficient également des meilleures innovations en matière de domotique.
L’avantage des maisons connectées : elles s’adaptent en temps réel aux conditions extérieures et aux besoins des habitants. Un bon moyen de réduire le gaspillage énergétique !
Participer à la biodiversité
Un détail qui a son importance : la plupart des maisons individuelles neuves disposent d’un jardin.
L’après-COVID a mis en lumière un besoin profond de nature, d’espace et de qualité de vie.
La maison individuelle avec ses espaces extérieurs répond parfaitement à cette aspiration.
Parmi les raisons pour lesquelles les Français plébiscitent le logement individuel figurent le jardin – pour 49% des répondants de l’étude FFC-IFOP, le calme et l’espace pour respectivement 41% et 25% d’entre eux.
Avec un terrain individuel, il devient possible d’intégrer des systèmes de récupération d’eau de pluie, de compostage, de phytoépuration ou encore d’un potager en permaculture.
Autant d’éléments difficiles à mettre en œuvre dans l’habitat collectif, mais qui participent pleinement à la transition écologique.
Un bienfait pour la gestion des ressources, pour la biodiversité mais également pour le bien-être physique et mental des habitants.
Pour Frédéric Coustère – Directeur de Maisons Élysées Ocean – la maison individuelle « est pour moi une des solutions idéales pour répondre aux défis environnementaux »
« Avec un jardin, on a la possibilité de compenser en totalité l’impact carbone d’une maison avec quelques arbres bien choisis. Dès lors qu’on travaille sur le jardin, sur l’environnement de la maison, on peut recréer du vivant. On peut également mettre en place une gestion de l’eau de pluie à la parcelle, réutilisée pour l’intérieur et l’extérieur. »
La maison individuelle et son terrain peuvent donc avoir un impact positif sur la collectivité.
Toutefois, il ne faut pas nier que l’accession à un terrain n’est pas chose aisée de nos jours.
79 % des Français interrogés * estiment qu’il est plus difficile aujourd’hui qu’il y a dix ans d’accéder à la propriété. Une progression de 25 points en trois ans.
En réduisant les surfaces disponibles à la construction, la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) risque de faire augmenter les prix des terrains rendant l’accession aux jardins plus prohibitive.
À cela, Laurent Stratten – Dirigeant du Groupe Evelman – voit dans le Bail Réel et Solidaire (BRS) une solution :
« Un des outils que l’État est en train de mettre en place c’est le BRS grâce auquel le client n’a plus besoin d’acheter le terrain, il paierait un loyer sur le terrain via des Organismes de Foncier Solidaire (OFS) et achète simplement la maison. Donc c’est un vrai levier pour pallier à la loi ZAN »
Réinventer nos modes de vie
Pour finir, la maison individuelle peut correspondre davantage aux changements sociétaux en marche.
L’essor du télétravail est un bon exemple. De plus en plus d’actifs ont intégré un espace de travail à leur logement. Comme dans le cas de l’entrepreneuriat individuel, la résidence et le « bureau » se confondent en un seul et même lieu.
Ce changement a un impact positif sur l’utilisation des véhicules : moins de déplacements pendulaires mais également moins de bétonisation, comme le rappelle Frédéric Coustère de Maisons Élysées Ocean :
« Quand on construit 30 logements dans un immeuble, on est obligé de faire des parkings et de réduire l’espace vert. Donc la maison individuelle est, je le crois profondément, la meilleure réponse en matière d’environnement. »
Il souligne qu’avec les efforts portés par les collectivités sur les transports en commun et les mobilités douces, elle le sera encore davantage.
Autre changement notable dans le mode de vie des Français : le retour vers les zones rurales.
Dans une logique de densification douce, la maison individuelle permet de revitaliser des villages, d’éviter l’étalement urbain anarchique et de participer à l’équilibre des territoires, en construction comme en rénovation.
En Corse, où le tissu rural demeure important, elle permet concrètement de maintenir des dynamiques locales et de répondre de façon responsable à la demande croissante de logements.
Comme le souligne Jean-Félix Acquaviva – Président délégué du Comité de Massif de Corse :
« L’habitat en milieu rural est un enjeu crucial dans la mesure où, non seulement, il s’agit d’être attractif pour des actifs mais aussi – par rapport au vieillissement de la population – de faire en sorte que des personnes âgées puissent éventuellement résider ou retourner au village via de l’habitat inclusif par exemple. Dans les deux cas, l’idée est de redonner aux territoires de montagne une logique de revitalisation plus incarnée. »
—
Loin des idées reçues, la maison individuelle peut (et doit) être un modèle vertueux. Lorsqu’elle est conçue intelligemment, dans une logique d’économie de ressources, d’intégration paysagère et d’efficacité énergétique, elle incarne un habitat d’avenir.
Yannick Allain – Directeur de Maisons de Qualité – en est convaincu :
“La maison individuelle est extrêmement importante car c’est l’habitat familial par excellence, donc ça contribue à la mixité sociale et au vivre ensemble. L’enjeux aujourd’hui c’est de rendre compatible la maison individuelle avec les enjeux de densification douce que nous prenons au sein de l’association. »
Le Groupe Jean-Nicolas Antoniotti s’y emploie, en construction avec son entreprise Demeures Corses mais aussi en rénovation avec son entité Renova.
Car l’enjeu de la construction d’avenir va de pair avec les horizons ouverts par la rénovation.
Densification douce, mise aux normes environnementales, valorisation du patrimoine rural, la construction durable et la rénovation nous permettent en effet d’avancer conjointement vers l’habitat de demain.
Découvrez Casa di Lunà, un de nos projets de rénovation rurale phare en Balagne, récompensé pour son exemplarité.
* Baromètre FFC – IFOP “Le regard des français sur la maison individuelle et l’accès à la propriété” – 2025